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deleret, et in evangeliorum propria lingua occupati dulcedine, sonum inutilium rerum noverint declinare, etc.

40 Le père Andrès avoue assez naïvement qu'on ne trouve dans les Troubadours aucune trace de littérature arabe. DELL' ORIGINE E DE' PROGRESSI D'OGNI LETTERATURA, P. I, cap. XI. Egli è vero che nelle composizioni de Provenzali non si scorge vestigio d'arabica erudizione, ne v'è segno alcuno d'essersi formati i provenzali poeti su le poesie degli Arabi, ma non si ravvisa neppure che fossero più versati nell' opere de' Greci e de' Latini, ne si vede uso alcuno delle favole greche e dell'antica mitologia. A l'égard de ce dernier point, le père Andrès se trompe. Il n'est les allusions myétonnant que pas thologiques soient rares chez les Troubadours, puisque l'étude des auteurs classiques étoit fort peu cultivée de leur temps; cependant j'ai trouvé deux allusions de cette espèce dans les chansons d'un seul poète, Bernard de Ventadour. L'une à la lance d'Achille :

Ja sa bella boca rizenz

Non cugei baisan mi traïs :

Quar ab un douz baisar m'aucis,
Si ab autre no m'er guirenz.
Qu'atretals m'es per semblansa,

Com de Pélëus la lansa,

Que de su colp non podi' hom guerir,

Se autra vez non s'en fezès ferir.

Une autre fois le poète compare l'enchantement qu'il éprouve

à celui de Narcisse.

Anc non agui de mi poder,

Ni non fui mieus, des-l'or 'en sai
Que-m' laisset en sos oillz vezer,
En un miraill que mout mi plai.
Mirails! puois me mirei en te,
M'an mort li sospir de preon:

Qu'aissi-m' perde'-m', com perdet se

Lo bel Narcissus en la fon.

Ces deux strophes charmantes et faciles à comprendre, peuvent rendre sensible ce que j'ai dit sur la difficulté de conserver la grâce des Troubadours dans une traduction quelconque,

41 Ces deux romans de chevalerie ont été imprimés l'an 1477. Cette édition est devenue extrêmement rare; on la cite parmi les curiosités bibliographiques, quoiqu'elle ait peu de valeur intrinsèque, ayant été faite par des éditeurs qui n'entendoient plus le langage vieilli de ces poëmes. Le Parcival a été imprimé de nouveau d'après un manuscrit; le Titurel le sera sans doute prochainement, puisqu'en Allemagne, ainsi qu'en Angleterre, on rivalise de zèle pour tirer de l'oubli les anciens monumens de la poésie nationale. J'ai parlé en détail de cette remarquable fiction dans les Annales littéraires de Heidelberg, 1811, n.o 68.

42 A la fin de sa grammaire, M. Raynouard indique les manuscrits provençaux qu'il a pu consulter, soit dans l'original, soit sur des copies; mais, quoiqu'il n'ait rien négligé pour réunir un aussi grand nombre de manuscrits qu'il étoit

possible d'en trouver, je crois qu'il en existe encore quelques uns dont il n'a pas fait mention. Tiraboschi (Stor. dellLETT. ITAL. T. IX, p. 48.) parle d'un recueil de poésies provençales conservé dans la bibliothèque Nani à Venise: Codice di poesie provenzali che contiene 176 canzoni e che fù scritto nel 1268.

M. de Sainte-Palaye n'a copié dans la bibliothèque Ambrosiana qu'un seul manuscrit, n.o 71. J'en ai trouvé un autre marqué : COD. MS. IN-FOL. D. 465. Ce volume, il est vrai, ne contient que des copies faites dans le seizième siècle, d'après des manuscrits plus anciens: mais comme les originaux peuvent être perdus, il sera toujours utile de le compulser.

Il seroit étonnant qu'il n'y eût aucun manuscrit des Troubadours en Espagne, puisque leur langue y a été si répandue, et que les rois d'Aragon ont eu beaucoup de goût pour leurs poésies. Les bibliothèques de ce pays ont été peu exploitées, de sorte qu'on peut espérer d'y faire encore des découvertes.

L'entreprise de M. Raynouard doit engager tous les savans qui président à des bibliothèques où il pourroit exister quelque manuscrit inconnu jusqu'ici, à faire des recherches à cet égard. On ne sauroit trouver une meilleure occasion de faire valoir un manuscrit provençal, qu'en le communiquant à l'éditeur des Troubadours.

FIN.

QU'ON TROUVE A LA MÊME ADRESSE.

HISTOIRE ABRÉGÉE DES TRAITÉS DE PAIX entre les Puissances de l'Europe, depuis la paix de Westphalie; par feu M. Koch. Ouvrage entièrement refondu, augmenté et continné jusqu'au congrès de Vienne et aux traités de Paris, par F. Scholl, conseiller d'ambassade de S. M. le roi de Prusse près la cour de France, 15 vol. in-8°, 105 fr.

TABLES GÉNÉALOGIQUES DES MAISONS SOUVERAINES DU NORD ET DE L'EST DE L'EUROPE; ouvrage de feu M. Koch, publié par M. SCHELL; livraison 1 à 3.o, en 67 tables, renfermant la généalogie des rois de Suède, de Norwège et de Danemarck, des souverains de Russie, des rois de Pologne, etc., 20 fr. ; sur papier velin, 30 fr.

CONGRÈS DE VIENNE. RECUEIL DE PIÈCES OFFICIELLES relatives à cette assemblée, des déclarations qu'elle a publiées, des protocoles de ses délibérations et des principaux mémoires qui lui ont été présentés; 6 vol. in-8°, 30 fr.

ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DU CERVEAU, par le D. GALL, 2 vol. in-folio, papier vélin, 480 fr.; in-4o, les planches in-folio, 240 fr.

LUCE HOLSTENII Epistolæ ad diversos, ex editis libris et manuscriptis collegit, annatatione et indicibus instruxit J. F. Boissonnade, in-8°. 6 fr.

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